Pourquoi je n’arrive pas à recevoir (de l’aide, de l’amour, des compliments) ?

libération des mémoires

Un compliment, et vous le repoussez aussitôt. Une main tendue, et vous répondez « non merci, ça va aller ». Une preuve d’amour, et une part de vous reste en retrait, mal à l’aise.

Si cette situation vous parle, sachez d’abord une chose : ce n’est ni un manque de confiance en vous, ni un trait de caractère. C’est, le plus souvent, une mémoire — parfois familiale, parfois plus ancienne — qui a appris à votre inconscient que recevoir n’est pas sûr.

Le moment où tout bascule

Dans beaucoup de familles, il y a une femme qui donne : elle s’occupe de son mari, de ses enfants, parfois de ses propres parents vieillissants. Et tant qu’on ne se trouve pas soi-même dans ce rôle, recevoir ne pose aucun problème particulier.

Puis un jour, on devient à son tour celle qui donne. Et sans qu’on comprenne vraiment pourquoi, un programme silencieux s’enclenche : donner, oui, sans limite. Recevoir, non — ou avec un malaise diffus, difficile à expliquer.

Ce n’est pas de la modestie

Le réflexe de refuser ce qu’on nous offre est souvent interprété comme de la modestie, de la pudeur, ou un manque d’estime de soi. Mais en réalité, ce qui se joue est plus précis : une peur de la dette.

Recevoir de l’aide, de l’amour ou même un compliment active, chez certaines personnes, une alarme intérieure : « Si je reçois, je vais devoir rendre. Et cela, d’une manière ou d’une autre, me met en danger. »

Cette peur ne vient pas de nulle part. Elle s’inscrit souvent dans une mémoire — celle de la lignée familiale, ou celle d’un vécu bien plus ancien — où recevoir a, un jour, réellement eu un prix trop lourd à payer.

Deux mémoires, un même mécanisme

Quand recevoir a coûté la liberté

Une femme vient en consultation. Elle est indépendante : elle sait subvenir seule à ses besoins, se débrouiller dans toutes les circonstances de la vie. Mais dans chacune de ses relations amoureuses, elle souffre d’une solitude qu’elle n’arrive pas à expliquer. Elle ressent le besoin d’attention — un cadeau, un geste, une présence — mais elle en reçoit très peu, et se ferme quand cela arrive.

En séance, une mémoire remonte : dans une vie antérieure, elle a été mariée à un homme qui lui offrait tout ce qu’elle désirait. Mais en échange, elle était privée de liberté — de ses choix, de ses occupations, de ses amies. Un programme s’est écrit à ce moment-là : « Si je reçois de l’attention, je perds ma liberté. » Ce programme, sans qu’elle le sache, continuait d’agir dans sa vie actuelle.

Quand se sacrifier était une condition de survie

Une autre femme se dévoue sans compter pour son compagnon, ses enfants, ses beaux-enfants. Mais lorsqu’elle a besoin d’aide à son tour, personne ne vient — pire, tout ce qu’elle fait est critiqué. On ne remarque que ce qui ne va pas.

La mémoire retrouvée en consultation remonte, cette fois, à sa lignée familiale : depuis plusieurs générations, les femmes existent pour répondre aux besoins des autres, pour assurer la survie du clan. La seule femme de la lignée qui a eu un mari démonstratif, attentionné… n’a jamais pu avoir d’enfant. Le programme du clan s’était écrit ainsi : « Pour que la famille survive, la femme doit se sacrifier. »

Ce n’est pas votre faute — et ça peut se libérer

Ces deux histoires, bien que différentes, racontent la même chose : un blocage à recevoir n’est presque jamais une question de personnalité. C’est une mémoire qui continue d’agir, silencieusement, bien après que le contexte qui l’a créée a disparu.

Et une mémoire, contrairement à un trait de caractère, peut être identifiée et libérée.

Une première piste, à expérimenter seul(e)

Avant même d’envisager une consultation, il existe un premier pas simple à faire seul(e) : la prochaine fois qu’on vous fait un compliment, qu’on vous propose de l’aide, ou qu’on vous témoigne de l’amour, observez ce qui se passe en vous — avant même de répondre.

Un malaise ? Une envie de fuir ? Le besoin de rendre la pareille tout de suite, pour ne rien devoir ?

Ce moment-là parle. Il donne une première indication du programme à l’œuvre.

Voir la vidéo sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=HZJoUOLR2AM

Questions fréquentes

Est-ce que ce blocage vient forcément de mes parents ?

Pas nécessairement. Il peut venir d’une mémoire transgénérationnelle (transmise dans la lignée familiale) ou d’une mémoire cellulaire liée à un vécu antérieur. Les deux se travaillent de la même manière : en identifiant la croyance à l’origine du programme.

Peut-on vraiment se libérer d'un blocage aussi ancien ?

Oui. Une fois la mémoire et la croyance associée identifiées, le corps et l’esprit peuvent comprendre que le danger qui a justifié ce programme n’existe plus aujourd’hui — ce qui permet au schéma de se transformer.

Combien de temps prend ce travail ?

Cela dépend de chaque personne et de la profondeur de la mémoire concernée. Certains blocages se dénouent en une séance, d’autres nécessitent un accompagnement sur plusieurs séances.

Les séances se font-elles uniquement en cabinet ?

Non, les séances sont proposées aussi bien en cabinet à Lynde (Nord, entre Hazebrouck et Saint-Omer) qu’à distance.

Pour conclure

Si vous vous reconnaissez dans ce blocage à recevoir, retenez ceci : il ne s’agit pas d’un défaut à corriger, mais d’une mémoire à comprendre et à apaiser. Cette prise de conscience est déjà, en elle-même, un premier pas vers le changement.

Isabelle Decalf, thérapeute énergéticienne depuis 2016 — Une Autre Vie Cabinet à Lynde (Nord) ou consultations à distance www.une-autre-vie.fr